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Requête et argumentaire

Actuellement, le canton ne possède pas d'un propre concept de promotion, ni de pratique du sport. Plusieurs arrêtés et règlements régissent ce domaine sans une base légale propre. Le sport pratiqué sainement est un excellent moyen de se ressourcer et de veiller au maintien d'un certain équilibre. Notre canton détient de nombreux clubs, associations sportives, toutes disciplines confondues, ainsi que des compétitions non seulement à caractère cantonal mais également à résonance nationale, voire internationale. Ces nombreuses activités, structures doivent pouvoir bénéficier d'un cadre clair et de soutien leur permettant de pouvoir développer et promouvoir leurs activités sportives. Face aux problèmes de violences juvéniles, une attention toute particulière devrait être donnée à la promotion et à l'encadrement des activités sportives auprès des jeunes. Les jeunes doivent être encadrés afin de pouvoir pratiquer une activité sportive dans un corps et un esprit sains et de ne pas être tentés d'améliorer artificiellement leur performance au travers de la prise de produits illicites. A ce sujet, notre canton devrait également se donner les moyens, avec l'aide de la Confédération, d'une politique sportive digne de ce nom. Au vu de ce qui précède, nous demandons par conséquent au Conseil d'Etat d'accepter ce postulat.

Réponse du Conseil d'Etat

Le Conseil d’Etat a apporté une première réponse au postulat par le biais de son programme gouvernemental présenté le 25 octobre 2002: il constate que les activités principales telles que Education physique à l’école, Jeunesse et Sport et Sport-Toto gagneraient à être mieux intégrées et qu’un « Concept cantonal du sport» doit être élaboré. Ce document de référence doit notamment répondre aux questions suivantes (cf programme gouvernemental 2002-2006, pages 52-53) :

  • quel but donner à l’enseignement de l’éducation physique et du sport à l’école? A quel niveau sont édictées quelles directives ? Qui finance quelles activités (camps de sport, sport scolaire facultatif, formation de base et continue des maîtres et maîtresses de sport, etc.) ?
  • quelle politique de formation adopter à l’égard des sportifs d’élite et avec quels moyens ?
  • quelles autres activités encourager (sport-seniors, « Le canton en mouvement », sport des enfants, sport des personnes handicapées, etc.) ?
  • le canton devrait-il soutenir des manifestations nationales et internationales ?
  • quelle doit être l’implication du canton dans les infrastructures sportives en général ?
  • comment utiliser au mieux l’argent qui provient du Sport-Toto ?
  • quelle devrait être la répartition des tâches entre le canton et les associations sportives ? 
  • comment collaborer avec des secteurs également intéressés au sport (tourisme, économie, santé, culture) ?

L’institut « Verbandsmanagement Institut» VMI de l’Université de Fribourg a été chargé d’élaborer un « Concept cantonal du sport» en étroite collaboration avec les partenaires du sport fribourgeois et accompagné par l’Office fédéral du sport (OFSPO) de Macolin. Avant la rédaction finale, prévue au mois de mai 2004, une large consultation du concept sera organisée. Ce n’est qu’au terme de ces travaux que l’opportunité de présenter un projet de
loi pourra être tranchée.

Le Conseil d’Etat vous propose dès lors de prendre en considération le postulat. Il transmettra au Grand Conseil le rapport y relatif en demandant une prolongation du délai légal jusqu’en automne 2004.

Décision du Grand Conseil

Accepté par 101 voix contre 0 ; il y a une abstention.